La cystite
- Pouvoirs d'Aloe

- 27 févr.
- 6 min de lecture
Dernière mise à jour : 7 mars
Une cystite correspond à ce que l'on nomme une infection urinaire basse, c'est-à-dire qu'il s'agit d'une infection urinaire localisée au niveau de la vessie, notre réservoir d’urine.
Par opposition à l'infection urinaire basse, on trouve l'infection urinaire haute ou pyélonéphrite, une infection urinaire localisée quant à elle au niveau d’un rein. Une cystite non traitée peut conduire à une pyélonéphrite.
La cystite touche majoritairement les femmes, en raison notamment de la proximité entre l’urètre (le canal de l’appareil urinaire qui permet d’évacuer l’urine), le vagin et l’anus. Mais un épisode de cystite peut tout aussi bien survenir chez une petite fille, un petit garçon, un bébé ou un homme.
Dans 90 % des cas, une cystite est causée par la bactérie Escherichia coli, mais il existe d'autres causes et facteurs de risque.
Il existe aussi des cystites non microbiennes. Ces dernières correspondent à des inflammations de la vessie, sans lien avec une infection bactérienne. Mais leurs symptômes sont identiques.
En effet, dans 90 % des cas d'infections urinaires, cette bactérie est en cause ;
Les hommes peuvent être touchés par la cystite. Le plus souvent, l'infection urinaire chez l'homme trouve sa cause dans une inflammation de la prostate ou un cancer de la prostate.
Quelles sont les causes d’une infection urinaire ?
Une hydratation insuffisante,
Le fait de boire permet d'éliminer la charge bactérienne contenue dans la vessie.
Une hygiène intime inadaptée,
Les bactéries ont une capacité impressionnante à se multiplier en un temps record. Une mauvaise hygiène intime permet donc aux germes de proliférer dans la zone urogénitale. Avec le risque qu'ils remontent l'urètre et viennent ensuite infecter la vessie. Il est par exemple important de s’essuyer d’avant en arrière après avoir uriné.
Les produits parfumés, antiseptiques ou à pH non adapté déséquilibrent la flore protectrice, laissant la possibilité aux germes de se développer ;
Les douches vaginales sont particulièrement nocives : elles éliminent les lactobacilles essentiels à la défense naturelle contre les infections.
Des changements hormonaux,
Des chercheurs américains de Saint-Louis (Etats-Unis) viennent de décrire un mécanisme par lequel la chute hormonale favorise la survenue de cystites. La faute en revient à un nombre plus élevé de réservoirs d’Escherichia Coli uropathogènes par rapport à la période de fécondité, comme l’a montré l’équipe sur un modèle murin.
Des facteurs extérieurs : la chaleur, les baignades prolongées en été.
Lors des journées à la plage ou à la piscine, il est fréquent de garder un maillot humide pendant plusieurs heures, parfois même jusqu’au soir. Cette macération prolongée dans un environnement chaud et humide favorise la prolifération des bactéries dans la zone génitale.
Grossesse
L’utérus comprime la vessie, ce qui ralentit l’écoulement urinaire (stase). La vidange vésicale est incomplète, ce qui favorise la prolifération bactérienne.
Ménopause
La baisse des œstrogènes altère la muqueuse urinaire, rendant les tissus plus perméables à la colonisation bactérienne. Le microbiote vaginal se déséquilibre également.
Activité sexuelle
Chez certaines femmes, les rapports sexuels (surtout avec spermicides) peuvent provoquer des cystites post-coïtales, parfois systématiques. La pression mécanique facilite l’ascension bactérienne.Boire 1,5 l d'eau par jour minimum. S'hydrater régulièrement permet d'éviter la prolifération des germes et leur adhérence à la paroi de la vessie. En diluant l'urine, l'eau a aussi pour effet d'atténuer les sensations de brûlures.
Comment savoir si c'est une cystite ou une infection urinaire ?
Les personnes qui souffrent d'une cystite ressentent comme une pesanteur au bas du ventre. Elles ont souvent envie d'uriner. Au moment d'uriner, elles peuvent souffrir de douleurs et de brûlures. Des traces de sang peuvent être trouvées dans les urines. Pour confirmer l'existence d'une infection urinaire, il est nécessaire de se tourner vers le médecin qui pourra recourir à une bandelette urinaire. Si la bandelette est positive, le diagnostic de cystite est confirmé. Si nécessaire, il prescrira un examen ECBU afin d'identifier la bactérie responsable.
Qelles sont les différentes cystites ?
On appelle cystite aiguë, le cas d'une cystite "simple" qui apparaît de façon soudaine et régresse rapidement au traitement.
On parle de cystite chronique lorsque l'on est en présence d'une cystite qui dure plus longtemps.
On parle de cystites interstitielles lorsque l'on est en présence d'une cystite d'origine non bactérienne. Il s'agit, dans ce cas, d'une inflammation de la vessie. Dans le cas d'une cystite interstitielle, il n'y a pas de traitement, mais on peut atténuer ses symptômes.
Des infections urinaires autres que la cystite, peuvent toucher la femme comme l'homme ou même les enfants, au niveau des reins, des uretères, de l'urètre.
Quels sont les examens utiles pour confirmer le diagnostic ?
Lorsque l’on souffre d’une cystite, que l’on présente un ou plusieurs symptômes d’une infection urinaire, il est recommandé de consulter un médecin afin que ce dernier puisse confirmer le diagnostic. Cela peut se faire en cabinet à partir d’un interrogatoire, ou d’un examen clinique et de l’utilisation d’une bandelette urinaire, et mettre en évidence la présence de leucocytes et de nitrites, mais aussi en laboratoire si le médecin vient à prescrire des analyses d’urine.
En présence d’une infection urinaire chez l’enfant, d’une infection urinaire chez la femme enceinte ou d’une infection urinaire qui persiste malgré les antibiotiques, il convient de consulter rapidement.
D’autant plus que chez le bébé et chez l’enfant, l’infection urinaire est le plus souvent une pyélonéphrite.
Le médecin peut prescrire :
→ Une bandelette urinaire, pour identifier une infection (via leucocytes ou nitrites)
→ Un ECBU, pour isoler la bactérie responsable et évaluer la charge infectieuse
→ Un antibiogramme, en cas de récidive, pour cibler précisément le bon traitement
Important : le tableau clinique (brûlures, pollakiurie, urine trouble…) suffit souvent à orienter la prescription dès la première consultation.
Comment lutter contre l'infection urinaire ?
Boire 1,5 l d'eau par jour minimum. S'hydrater régulièrement permet d'éviter la prolifération des germes et leur adhérence à la paroi de la vessie. En diluant l'urine, l'eau a aussi pour effet d'atténuer les sensations de brûlures.
Opter pour des sous-vêtements en coton. Véritables nids à bactéries, les matières synthétiques empêchent les muqueuses de respirer.
Uriner après chaque rapport sexuel. Une vidange complète de la vessie permettra d'expulser les bactéries de l'urètre.
Lutter contre la constipation en adoptant un régime riche en fibres. La stagnation des selles favorise la prolifération des germes.
Faire une toilette intime une fois par jour à l'eau claire ou avec un savon doux qui n'agresse pas la flore bactérienne.
Et si la cystite revient après un traitement ?
C’est le signe d’un terrain favorable aux rechutes.
La première étape reste médicale (nouvelle prescription), mais il devient essentiel d’agir sur les causes profondes :
→ Équilibre de la flore
Dans 90% des cas, les cystites sont dues aux bactéries Escherichia coli. Ces bactéries présentes naturellement dans le microbiote intestinal, pénètrent dans l’urètre, remontent jusqu’à la vessie et s’y multiplient.
Les probiotiques représentent une solution naturelle pour prévenir les cystites et préserver la santé urogénitale. Utilisés de manière ciblée, que ce soit après les rapports sexuels, les règles, avant un voyage, durant une période de stress ou en parallèle avec une cure d’antibiotiques, ils apportent une protection efficace et durable contre les infections urinaires, assurant confort et bien-être au quotidien.
→ Hygiène intime adaptée
Utiliser un soin lavant doux au pH neutre permet de préserver l'équilibre de la flore vaginale, d'éviter les irritations et de réduire le risque d'infection.
Forever Aloe Liquid Soap est un cosmétique à l’aloe vera pour enfants, adolescents et adultes, également adapté aux personnes à la peau sensible. pH neutre idéal pour la peau.
→ Alimentation, transit, hydratation
Des études ont montré que l'aloe vera a une activité légère mais efficace contre les bactéries gram-négatives et gram-positives, sans effets secondaires significatifs. L'ingrédient actif anthraquinone serait très similaire à l'antibiotique tétracycline, qui inhibe la croissance de bactéries spécifiques telles que E-coli et Helicobacter pylori (bactéries de l'estomac). Par conséquent, l'aloe vera améliore l'acidité de l'estomac, le pH intestinal et la fonction intestinale. Même si les études montrent des résultats variables, plusieurs revues scientifiques confirment son efficacité en prévention et en accompagnement des traitements des infections urinaires¹². Sous forme de jus ou de complément, la cranberry est donc une référence au sein des remèdes de grand-mère contre la cystite³.
→ Résistance bactérienne potentielle
Le thym
Parce que cette plante possède des propriétés antibactériennes, antiseptiques et antivirales, elle permet de traiter l'infection urinaire et de calmer les symptômes. Elle renforce également les défenses naturelles, afin de soutenir l'organisme dans sa lutte contre la maladie. Enfin, diurétique, le thym augmente le volume urinaire et stimule les fonctions d'élimination, ce qui favorise l'évacuation des bactéries en cause.
L'ail
Il possède des vertus antimicrobiennes capables d'éliminer les bactéries responsables d'infections urinaires et intestinales. En prime, l'ail a des vertus diurétiques
→ Terrain inflammatoire ou hormonal sous-jacent
Afin de soigner une cystite, on peut faire appel à un traitement naturel combinant la cranberry et la propolis. La propolis est un produit de la ruche. Elle est fabriquée par les abeilles à partir de substances résineuses végétales. On lui attribue des propriétés antibiotiques et antibactériennes utiles contre les infections urinaires. La propolis a ici un effet synergique avec certains antibiotiques . Mais il a également été montré qu’à certaines doses, elle décuple les propriétés antiadhésives du cranberry, en termes d’efficacité et de durée d’action.






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